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 here we go again + donald

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☆ Arrivée à Princeton : 09/02/2014
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☆ Etudes/Emploi : en 2eme année de psychologie et vendeuse à la billetterie du cinéma à mi-temps

MessageSujet: here we go again + donald   Sam 1 Mar - 16:08

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Here we go again...


Quel est le plus dur ? Se maintenir à la surface de l'eau, ou devoir remonter des profondeurs dans lesquelles nous nous sommes laisser plonger, laisser noyer ? Certes, battre des bras dans la tempête à longueur de journée demande une volonté effrontée, mais si vous vous laissez sombrer, la remontée sera d'autant plus difficile. Tout d'abord la lumière vous semblera si loin dans ces profondeurs abyssales que le courage de l'atteindre n'y sera point. De plus l'effort demandé sera d'autant plus important si vous avez dérivé trop loin.


Et me voilà une nouvelle fois la tête au dessus de la cuvette des chiottes. Je me trouvais déjà chanceuse d'avoir réussi à trouver des toilettes vides puisque dans l'enceinte de l'université, ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile. Entre les filles qui passent leur temps à se refaire une beauté, à parler des derniers potins à la mode et celles qui se vengent de leur ex petit copain en écrivant des insanités sur les murs, c'était un vrai parcours du combattant d'essayer de se retrouver seule. Je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'à présent car c'était la première fois qu'une de mes crises se produisait dans l'un des bâtiments principal du campus. D'habitude, j'étais souvent dans les dortoirs où je n'avais pas de mal à me retrouver seule. Mais là, ça s'était déclenché juste après le cours de psychologie cognitive. J'avais eu subitement cette envie de manger qui m'est devenue si familière et que j'appréhende de plus en plus avec le temps. On peut croire que l'on s'y habitue, mais ce n'est pas le cas. Autant dire que j'ai séché le cours suivant pour me rendre à la cafétéria et engloutir tout ce que je pouvais. Oui, parce que quand je suis dans cet état, je ne mange pas, j’engloutis. Je me dégoûte. Je ne me souviens plus de ce que j'avais avalé, probablement tout ce qui m'est passé sous la main jusqu'à cette sensation encore plus familière de bien être. Bien être qui dur à peine quelques secondes jusqu'à ce que je me sente encore pire qu'avant. Jusqu'à ce que je n'ai qu'une envie, tout expulser. Ce que j'ai finalement réussi à faire dans mon coin, toute seule, parce que je ne sais pas comment j'aurais fait sinon. Je crois que j'avais fait le tour de toutes les toilettes du bâtiment avant de m’exiler dans un coin presque abandonné de l'établissement et enfin trouver des chiottes vides. Je crois qu'elles appartiennent aux mecs d'ailleurs, mais au point où j'en suis, j'en ai rien à carrer. Jusqu'à ce que j'entende un bruit. « Qui est là ? ». Je nettoie ma bouche avec du papier, tire la chasse d'eau, essuie les larmes qui n'arrêtent pas de ruisseler sur mes joues d'un coup de manche rageur avant de me relever. J'ouvre la porte prudemment, ayant un peu peur de savoir sur qui je vais tomber. Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, que ce soit la reine d'angleterre ou le sdf du quartier, je ne vois pas trop ce que cela allait changer. Personne ne connaissait mon rapport très conflictuel avec la nourriture, sauf mes meilleures amies et ma famille, et je voulais que cela reste comme ça. J'étais venu à Princeton justement pour ne plus être la pauvre fille dont le copain s'était suicidé et qui était malade. Ce n'était pas pour que tout recommence ici. Mais ce n'était ni la reine d'angleterre, ni le sdf du quartier, mais l'un des pions de l'université. « Désolée monsieur, je ne savais pas que c'était les toilettes du personnel, je m'en vais... ». Après tout, je n'avais qu'une envie, prendre la fuite. Partir le plus loin d'ici avant qu'il est temps de me poser la moindre question. Je ne sais pas depuis combien de temps il était là. Si il était là depuis seulement quelque seconde, il est possible qu'il n'est rien entendu mis à part la chasse d'eau des toilettes. Mais si il était là depuis plus longtemps, il a pu entendre bien plus que ça et je ne sais pas ce que je pourrais raconter. Je pouvais toujours dire que je couvais quelque chose. Après tout, ma petite mine et mon teint pâle devait bien jouer en la faveur d'un petit virus non ? Et puis après tout, j'étais vraiment malade. Juste pas ce genre de maladie.
© _Viviie.



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    Je dis simplement qu'il faut tout mettre en oeuvre pour parvenir à tirer profit, même de la situation la plus destructrice. J'insiste sur les épreuves parce que celles-ci restent inévitables. Rien ne sert de discourir, d'épiloguer des heures durant sur la souffrance. Il faut trouver des moyens pour l'éliminer et, si on ne le peut pas, l'accepter, lui donner sens.
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MessageSujet: Re: here we go again + donald   Lun 3 Mar - 16:46


I'll make everything alright, all these things that I've done. Now what have i become, and where'd i go wrong, i won't tell you lies. I will stand accused with my hand on my heart. I'm just trying to say i'm sorry milena & donald

HERE WE GO AGAIN

Contrôler les toilettes, c'était devenu une habitude. Pas par fétichisme de tout ce que l'on pouvait trouver dedans, ça non, mais plutôt par conscience professionnelle. Les toilettes, lieu de vices et de crimes. Enfin, cela se résumait plutôt à quelques couples pris sur le fait, une bande de hippie dégénérés fumeurs d'on-ne-sait quelle substance illicite et deux trois malades égarés. Rien de bien gave en somme. C'est donc par sérieux professionnel que Donald s'était retrouvé là, à entrer discrètement dans ces chiottes relativement éloignées des zones principales, en véritable limier à étudiants à la dérive. Mais ce qu'il entendit en entrant ne fut pas un rire de drogué satisfait, ni un hurlement de plaisir d'une demoiselle bien accompagnée, mais plutôt l'affreux « blurp » que produisaient bien souvent ceux qui se trouvaient la tête au dessus de la cuvette. Prenant sur lui, il fit le choix de se caler dans un coin pour patienter, attendant de voir si l'élève en détresse solliciterait son aide ou non. Malheureusement pour lui, il ne remarqua pas immédiatement que son épaule reposait sur l'espèce de gros socle à papier, ancré dans le mur. Ce dernier craqua généreusement, ce qui d'une part le fit sursauter et de deux, attira l'attention de ladite personne qui vidait son estomac. Étouffant un juron entre ses dents serrées et croisant les bras d'un air excédé par sa propre bêtise, Donald ne capta pas que la voix qui venait de s'élever n'était en aucun cas celle d'un homme, mais bien d'une femme. Ainsi, lorsqu'il fit volte-face, et alors que la porte des toilettes s'ouvraient, il dévisagea l'inconnue avec des yeux ronds, laissant son regard dériver sur son corps, comme on observe une œuvre d'art. Il n'était pourtant pas en train de rêver : il s'agissait bien là d'une étudiante qui, sans aucun doute, venait de pleurer. Il entrouvrit la bouche pour parler, mais les mots ne vinrent pas, aussi préféra-t-il se taire et l'écouter.

Une fois la surprise passée, il se concentra sur les paroles de la jeune femme, remarquant au passage sa hâte de partir, avant de répondre à mi-voix. Ce ne sont pas les toilettes du personnel, juste les chiottes des mecs.. Il ignorait pourquoi il précisait ce détail qui, au fond, importait peu. C'était sorti comme ça, naturellement, comme s'il se devait de rétablir la vérité. Il se trouva d'ailleurs stupide et opina négativement du chef, déplorant ses propres pensées, avant de reporter son attention sur l'étudiante qui lui faisait face. Elle avait mauvaise mine, ou peut-être n'était-ce que la luminosité du lieu qui rendait cet effet sur son visage ? Il faut dire que la lumière blanchâtre des vieux néons aurait rendu n'importe quel métisse aussi blanc qu'un linge. Ce qui était dommage au fond, car elle avait un joli minois, dont la pâleur contrastait parfaitement avec ses cheveux plus sombres et ses lèvres étonnement rosée, pour quelqu'un qui couvait visiblement quelque chose. Après un instant de réflexion durant lequel son regard avait semblé se déconnecter de la réalité, il décroisa les bras et désigna de la main l'un des lavabos. Rince-toi la bouche avant de fuir. Il esquissa un sourire qui se voulait engageant. Bien sûr que la situation était gênante, mais ce n'était pas un peu de vomi qui allait le dégoûter, il avait vu pire -comme la cervelle de son frère après que celui-ci ait.. bref-. Et puis, il n'allait pas non plus la manger, puisque jusqu'à preuve du contraire, il n'était pas cannibale. Il la dévisagea durant un court laps de temps avant de rajouter. .. Puis passe un coup d'eau sur ton visage, si tu ne veux pas qu'on te fasse remarquer que tu as pleuré. Il mit la main dans sa poche et sortit un paquet de mouchoirs que, d'un geste, il fit glisser jusqu'à elle sur l'espèce de gros meuble dans lequel étaient incrustés à la chaîne les lavabos, le tout, sans la quitter du regard. Le papier toilette n'était vraiment l'idéal pour essuyer son visage, surtout que celui-ci était d'une qualité déplorable, du genre à vous irriter très facilement (oui, nous parlons toujours de pq). Il était inutile qu'elle passe du blanc au rouge, n'est-ce pas ? Il se détourna ensuite d'elle, le temps qu'elle s’exécute, pour jeter un coup d’œil vers les toilettes. Le lieu empestait naturellement la pisse et ce n'était pas cette émanation pestilentielle supplémentaire qui se ferait remarquer la première, néanmoins, il faudrait qu'il signale ce petit incident au bureau, histoire qu'un agent d'entretien vienne mettre un coup de javel. Ce qui lui fit se rappeler soudain qu'il était surveillant et que, de ce fait, il fallait qu'il fasse son travail. Il faudrait que tu me donnes ton nom. En effet, si elle était là, cela signifiait qu'elle n'était pas là où elle aurait dû être, vous suivez ? Peut-être cet incident n'avait pas eu lieu sur ses heures de cours, auquel cas il n'y avait aucun problème, mais dans le cas contraire, il serait forcé de le signaler, même si dans l'absolu, elle n'avait rien à craindre. La maladie était vraiment un alibi parfait. Après un moment de silence, il porta la main à sa nuque et se la massa d'un air distrait, hésitant, avant d'ajouter d'un ton bienveillant -qui sonnait complètement faux à ses oreilles en vérité-. Je vais t'accompagner à l'infirmerie.
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: here we go again + donald   Sam 8 Mar - 13:47

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Here we go again...


Quel est le plus dur ? Se maintenir à la surface de l'eau, ou devoir remonter des profondeurs dans lesquelles nous nous sommes laisser plonger, laisser noyer ? Certes, battre des bras dans la tempête à longueur de journée demande une volonté effrontée, mais si vous vous laissez sombrer, la remontée sera d'autant plus difficile. Tout d'abord la lumière vous semblera si loin dans ces profondeurs abyssales que le courage de l'atteindre n'y sera point. De plus l'effort demandé sera d'autant plus important si vous avez dérivé trop loin.


« Ce ne sont pas les toilettes du personnel, juste les chiottes des mecs... ». Je ne sais pas si il était sérieux ou si il se fichait de moi. J'en avais strictement rien à faire que ce soit les toilettes des garçons ou les toilettes du personnel. Je n'avais qu'une envie et c'était de me tirer d'ici comme si j'avais un gros chien aux fesses. Apparemment, il se rendait aussi compte de sa bêtise puisqu'il secoua la tête de cette façon caractéristique qui fait comprendre que l'on aimerait bien retirer ce qui vient de sortir de notre bouche. Cela m'arrive souvent d'ailleurs. Je voyais bien qu'il m'observait  des pieds à la tête. Pas de cette façon dont les garçons regardent les filles pour savoir si elles sont à leur goût ou non, mais plutôt comme s'il m'examinait pour savoir ce qu'il pouvait bien m'arriver. A ce moment là, j'avais l'impression d'être transparente et qu'il pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Je détestais cette sensation et je ne trouvais donc rien de mieux à faire que de me tortiller sur moi-même le temps qu'il reprenne la parole. Espérant au fond de moi qu'il me laisserait partir sans poser de question. « Rince-toi la bouche avant de fuir. ». Bordel, j'étais vraiment un livre ouvert puisqu'il avait remarqué que j'avais envie de me tirer d'ici. Il allait falloir que je travaille sérieusement sur le fait de camoufler mes émotions. Bien que j'espérais ne plus jamais avoir à me retrouver dans une situation comme celle-ci, mais on est jamais trop prudent. Je ne réponds pas, levant les yeux au ciel d'agacement avant de me diriger vers le lavabo pour m'exécuter. « Puis passe un coup d'eau sur ton visage, si tu ne veux pas qu'on te fasse remarquer que tu as pleuré. ». Non mais franchement, je ne lui ai rien demandé, il ne peut pas me ficher la paix. Tout simplement. Je ne demande pas la lune non plus. Je me passe pourtant un peu d'eau sur le visage, espérant qu'en coopérant il me lâcherait la grappe plus vite. L'espoir fait vivre comme on dit. Je ramasse le mouchoir qu'il m'a offert pour essuyer mes lèvres avant de le jeter dans la poubelle. « Satisfait ? ». C'était sorti tout seul, mais ce n'est quand même pas de ma faute si j'étais irritable. Pas entièrement en tous les cas. « Il faudrait que tu me donnes ton nom. ». Et merde, dire que je pensais pouvoir y échapper. Pendant un moment, je pense à lui donner un faux nom. Une bataille se joue sous ma boite crânienne en ce moment. Soit le lui donne mon nom quitte à faire un petit tour en retenu ou chez l'infirmière de l'université qui ne ferait que me poser des questions auxquelles je n'ai aucune envie de répondre. Ou alors je lui donne un faux nom quitte à en subir les conséquences également... Le seconde hypothèse est carrément tentante, mais cela ne ferait que attirer encore plus l'attention alors que je dois seulement me faire passer pour malade. Et amènerait des questions auxquelles je n'ai encore moins envie de répondre. Je soupire, résignée. « Bradford. Milena. ». Je m'approche alors de la porte, pensant enfin être libre. Tu parles ! « Je vais t'accompagner à l'infirmerie. ». Et puis quoi encore. « Même pas en rêve. ». Encore une fois, c'est sorti tout seul. Mais déjà que je suis au plus bas comme à chaque fois que j'ai une crise, alors je n'ai pas en plus besoin d'avoir un pion sur mon dos qui essaye de passer pour le gentil alors que sa voix sonne terriblement faux. « Écoutez, ce n'est pas contre vous, mais je me sens mieux maintenant. ». Faux, je me sens mille fois pire. « Je pense que le mieux à faire serait que je retourne en cours et je me rendrais de moi même à l'infirmerie si je sens que ça ne va pas. ». Faux et encore faux. D'abord, je n'ai aucune intention de retourner en cours mais plutôt de retrouver mon lit et de pleurer comme une loque jusqu'à ce que ça passe. Et ensuite jamais au grand jamais je ne fouterais les pieds chez l'infirmière. « Je peux partir maintenant ? ». Je croise les doigts, pourtant j'ai l'impression que les choses ne vont pas être aussi simple...
© _Viviie.



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